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Revenir au couchsurfing

Revenir au couchsurfing

Il y a quelques semaines, lors de mon séjour en Italie, j’ai eu envie de retenter le couchsurfing. Je voulais rester une nuit à Bologne, après deux jours de réunion à Parme, et j’avais envie de passer ma nuit ailleurs qu’en auberge de jeunesse. Ça faisait longtemps que je n’avais plus expérimenté ce concept, depuis presque trois ans, en Asie du Sud-Est.

Couchsurfing, c’est quoi?

Le couchsurfing c’est, comme son nom l’indique, aller dormir sur le canapé de quelqu’un. Quelqu’un qu’on ne connait pas. Via le site web, et le profil que l’on s’est créé au préalable, on demande un hébergement chez les gens. Certains diront que c’est un peu limite niveau sécurité, comme faire du stop. Mais non, comme je l’ai expliqué plusieurs fois à ma mère au début, ce n’est pas une roulette russe. Sur les profils il y a des photos, les commentaires (bons, ou mauvais) des personnes qui nous ont hébergées, et de celles qu’on a logées, beaucoup d’informations sur nous (nos goûts, nos envies, pourquoi on s’est inscrit), et quelques amis qui se rajoutent et qui se portent « garants ». Une fois que l’on s’est inscrit, on cherche, via des filtres, une chambre dans la ville où l’on va voyager. Une fois les personnes qui nous correspondent le mieux trouvées, hop, on envoie une demande de « canapé » – couch. L’email de prise de contact est très important, car personnel, et ce sont ces quelques phrases qui feront la différence. Privilégier la langue de l’hôte, références au profil, et surtout expliquer la raison pour laquelle on veut aller chez lui. Étant également hôte, ça permet un bon écrémage, et je zappe ceux qui ne mettent même pas mon prénom, qui copient et collent tous leurs emails sans réfléchir, en me demandant par exemple pour deux personnes, alors que j’ai bien expliqué que non, dans mon 20m2 ce n’est pas possible. Et après validation des deux parties, on se présente le jour même, avec un camembert, une bouteille de vin, ou une idée de recette en tête pour le soir-même. Juste un petit quelque chose à ramener en échange, pour engager la conversation et ne pas arriver les mains vides.

Cela vaut vraiment la peine?

Oui. Si j’y retourne, c’est parce que j’ai eu de très belles expériences grâce au site, notamment lors de mon premier roadtrip en Angleterre il y a quelques années, et l’accueil de cette famille dans le Lake District, avec leur petite fille Ruby – à l’époque du tube « Ruby, Ruby, Ruby » des Kaiser Chiefs, une bien lointaine époque! – qui nous avaient hébergé et nourris comme si on était de la famille, en nous trimbalant de ville en colline dans cette magnifique campagne. Ou cet appart à Kuala Lumpur avec piscine sur le toit, un kif à 8h30 du matin. Sans oublier, bien sûr, Florie, qui m’avait chaleureusement hébergée à Queenstown dans sa coloc internationale il y a trois ans, un soir de janvier qui a été le début d’une très belle amitié qui nous a mené en Thailande, à Paris, Barcelone, et peut-être un jour en Amérique latine…

Donc, à Bologne, pour éviter la déprime seule dans une énième chambre d’hôtel, et pour pratiquer mon italien, je suis allée dormir chez Rossella, une baroudeuse italienne. On a parlé, parlé, parlé, beaucoup échangé sur nos expériences et vies respectives, autour de quelques pâtes et d’un peu de café, et on s’est baladé dans la ville, au détour des arcades (il y a plus de 40 kilomètres d’arcades à Bologne…). J’ai pu retrouver ce qui me manquait de cette culture, avec une italienne ouverte, comme je les aime, comme ça, en un aprèm!

Puis, j’ai passé deux heures à l’aéroport avec sa coloc suédoise qui rentrait après quatre mois d’Erasmus, le bonheur de retrouver des « amis à usage unique » pendant quelques heures… Bien sûr, après une telle expérience, j’ai invité mon hôte à venir me rendre visite à Paris au plus vite.

 

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