Carnet de voyages en Nouvelle-Zélande, Europe et Asie
Vacanze romane

Vacanze romane

J’avais toujours rêvé d’aller vivre à Rome.

Au retour de mon année au Pays de Galles, j’avais même envisagé de me prendre une année sabbatique après ma licence pour aller vendre des glaces piazza Navona et parfaire mon italien… jusqu’à ce qu’on me rappelle que mes études étant payées par mes parents, il serait mieux que je les mène à terme avec cohérence et rapidement. La déception avait cependant été de courte durée, j’ai vite découvert que le Master 1 où j’avais été accepté m’obligeait à (re)partir en Erasmus, et qu’un échange existait avec l’Università la Sapienza, à Rome…

Quatre mois d’émerveillement quotidien se sont donc offerts à moi, remplis de découvertes culinaires, historiques, culturelles, ainsi qu’amicales et œnologiques, parce que bon, le Colisée et l’histoire romaine c’est super intéressant, mais on était quand même en Erasmus…

romeAvec Camille, mon amie depuis cette période, on s’est fait un petit plaisir cet été, on est retournées à la maison. Billets d’avion pris sur un coup de tête début juillet, une chambre en B&B réservée, deux heures de vol, le train express depuis Fiumicino, et hop, arrivée à la gare Termini, en pleine nuit.
Bonjour Rome. Le Routard rangé, nous sommes parties retrouver nos repères, et nos vieilles habitudes au détour des rues qui ont vite repris le dessus. Une nouvelle façon de voyager, un peu en dehors de mes schémas habituels, faite de souvenirs, de quelques découvertes et d’envies pressantes de glaces ou pizzas. Le shoot italien a fait son effet, on a pris notre petit dose italienne, notre drogue romaine pendant quatre jours. Toutes les deux en plus, c’était un sacré retour aux sources.

Ma première rencontre avec Rome s’est un peu faite dans la douleur. J’ai passé mes trois premiers jours à la gare Termini, cet horrible bloc de béton mussolinien qui englouti les personnes qui y passent, à chercher un appart, une chambre, n’importe quel genre d’hébergement. Je partais en métro, en bus, dans les différents coins de la ville pour visiter des taudis à 500€ – rien à envier à Paris dans ce domaine. Je vivais en auberge, entourée de gens en transit, qui me faisaient me demander clairement ce que je faisais ici.
C’était sans compter le contact qu’une pote m’avait passé, un Français qui étudiait aussi à la Sapienza, entouré de ses amis italiens. On est venu me chercher le troisième soir – pour rappel, je n’avais rien vu de la ville à part des appartements – et on m’a emmené manger LE meilleur tiramisù de Rome, puis faire un tour.
Voiture garé dans une ruelle sombre du centre historique (je venais juste de prendre le théâtre Marcello pour le Colisée), on est partis en direction d’un bar. Une rue, deux rues, la troisième aussi identique, je hâte le pas pour ne pas me retrouver perdue quand je tombe nez à nez avec un bâtiment imposant, au milieu d’une minuscule place avec fontaine. Je m’arrête. Mes accompagnants non.
– Aspettate! Che cos’è?
– Questo?… Il Panthéon. Avanti!
Inutile de traduire, ni de préciser que je n’ai pas bougé. Je suis restée bouche bée devant ce monument à peine éclairé, imposant et magnifique. Je venais de tomber nez à nez avec Rome. Enfin. Ce sentiment d’émerveillement face à ce lieu, et cette ville en général, ne m’a toujours pas quitté.
« Tu es vouée à y retourner régulièrement », m’a dit ma mère à mon retour hier soir. Surement. Avec plaisir, ou plutôt con piacere!

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