Carnet de voyages en Nouvelle-Zélande, Europe et Asie
Voir Cape Reinga, et rentrer

Voir Cape Reinga, et rentrer

Cape_Reinga

J’ai vu le Cape Reinga, je peux rentrer en Europe maintenant!

C’est presque ça, mais reprenons d’abord du début. J’en étais restée à la petite backpackeuse qui pleure parce que c’est trop dur la vie de globe-croqueuse et que j’aurais dû rester chez mes parents parce que tout est plus facile là-bas. De retour à l’auberge, après un joli coucher de soleil, je tape la discute avec ma nouvelle roomate Allemande, Anja. Deux minutes et quelques paroles échangées plus tard, elle me propose qu’on aille ensemble au Cape le lendemain dans sa voiture. La poisse serait-elle en train de tourner?

Temps pluvieux le matin, mais on tente tout de même. Route effectivement barrée, avec une grosse pelle mécanique dessus (non, ce n’était pas une Mécalac, ils n’ont décidément aucun goût ces Kiwis…), mais on a fait comme nous a dit la fille du chantier, on a roulé dans le ruisseau, et c’est passé!

Et voilà, on y est arrivées. L’endroit où la mer Tasman et l’océan Pacifique se rencontrent, ce point par lequel transitent les âmes avant de passer dans l’au-delà pour la croyance maorie, le Cape Reinga, nous attendait. Aucun touriste, pas de pluie, on a eu le phare à nous toutes seules, et on étaient bien heureuses d’être là! Une impression de bout du monde, encore plus forte qu’au sud de l’Ile du Sud…

La fin des vacances était ensuite bien fade par rapport à ça. Un essai de sandboard sur les dunes immenses de la bien nommée 90 Miles Beach (ce qui donne furieusement envie d’essayer au Pilat!), une auberge coupée du monde, une tempête à déraciner les arbres et à m’obliger à changer mes plans pour ne pas aller voir les plus grands kauris du monde – et vous voudriez que je vous explique ce qu’est un kauri? – un cliché Américain dans la voiture, brun, yeux bleus, Californien, 34 ans mais qui en paraît dix de moins, ayant fait trois fois le tour du monde, Brandon (j’avais dit cliché…), des Hundertwasser toilettes faisant penser à Barcelone, en plein milieu d’un bled paumé, et un petit grand-père qui m’a sauvé de la pluie, avec une vitesse de croisière ne dépassant pas les 70km/h, ce qui nous a permis de nous raconter nos vies jusqu’à Auckland.

Me voilà donc de retour en ville, pour mes deux dernières semaines… Et vous voudriez que je vous dise qu’Auckland ça pue du cul après des vacances comme ça? Quand on a des collègues adorables qui préparent un morning tea avant le meeting hebdomadaire en honneur de mon anniversaire, même dix jours plus tard, je trouve qu’il y a bien pire!

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