Carnet de voyages en Nouvelle-Zélande, Europe et Asie
Le meilleur de la Nouvelle-Zélande

Le meilleur de la Nouvelle-Zélande

Cest derniers temps, avec tout ce qui s’est passé en France et dans ce triste monde, j’ai beaucoup repensé à ce pays lointain, où les gens sont paisibles, et moins nombreux que leurs moutons.
Alors j’ai eu envie de ré-ouvrir mes carnets de voyage de l’époque, à la recherche de fleurs de pohutukawa ou de fougères égarées. Je me suis attardée sur les couleurs de mes albums photos, et notamment ce bleu omniprésent dans tous les souvenirs rapportés.

Telle une coquille de pahua, ces souvenirs auraient dû rester sur place, pour plus d’authenticité. Mais c’est plus fort que moi, j’ai ramené le coquillage, quelques autres objets aujourd’hui disséminés dans ma vie, et des milliers de souvenirs bien rangés dans la boîte down under, au fond de mon cerveau, à droite. Et de temps en temps je ressors cette boite.

Nouvelle-Zélande

Il y a trois ans exactement, j’avais la tête à l’envers.

Début Février 2011, je me trouvais bien plus au Sud sur notre planète, que je ne l’avaisflip-flop_NZ jamais été. Sophie venait de me rejoindre et on partait pour deux semaines de roadtrip à travers l’île du Sud, ses montagnes, ses lacs, et ses grandes étendues. Mes préoccupations quotidiennes étaient alors de rester du coté gauche de la route, de ne pas écraser les moutons, et de trouver un New World pour acheter de quoi manger le soir. On me parlait de kiwis, de lakes, de sandfly, youth hostel ou tam tam, on buvait des bières qui portaient des noms d’oiseaux et bien qu’étant en plein été, on avait froid quand tombait la nuit. On avait beau se trouver sous le trou de la couche d’ozone, l’air y était pur. Et on pensait qu’on était seuls au monde.
Vraiment seuls. Fukushima n’avait pas encore pris l’eau, et de toutes façons le nucléaire n’a jamais existé dans cette contrée lointaine. La seule chose que l’on craignait – avec raison – c’était les tremblements de terre. Surtout en février 2011.

On savait qu’on était à l’autre bout du monde et qu’on aurait peu d’occasions de revenir aussi loin plusieurs fois dans notre vie.

NZ_MountCook

J’en ai rêvé cette nuit…
En y repensant, si j’avais trois semaines devant moi, je prendrais mes billets, et je retournerais en priorité:

  • à Wellington. Pour sa douceur de vivre, ses cafés douillets où l’on sert de délicieux chai latte, ses petites librairies, et son front de mer.
  • au Te Papa Museum. Un de mes musées préférés au monde, très accueillant, et regroupant toute l’histoire du pays de manière interactive. NZ_pingouin
  • dans les montagnes de l’Ile du Nord. Majestueux Taranaki quand les nuages se lèvent, sommet enneigé au milieu des vertes prairies, entouré par l’océan Pacifique; impressionnant Tongariro, et sa randonnée de 19,4 kilomètres à faire en une journée.
  • au Cape Reinga. L’extremité Nord du pays, là où les océans se rencontrent, dans un fracas de vagues. Là où les âmes des morts vont rejoindre l’au-delà dans la croyance maorie.
  • à Doubtful Sound, pour ressentir la sérénité au milieu de ces fjords et des dauphins, comme les premiers explorateurs il y a quelques siècles de cela.
  • descendre la West Coast, surnommée la Wild Coast, rugueuse, humide, et verte.

L’immensité et le sentiment d’être seul au monde. C’est ce que j’ai retenu de ce petit pays vert et très très lointain qui, encore aujourd’hui, a une place bien particulière dans mon cœur.

Nouvelle-Zelande

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