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Iles Gili, entre fonds marins et faune nocturne

Iles Gili, entre fonds marins et faune nocturne

iles_GiliIl y a au large de Bali, à quelques kilomètres de Lombok, trois petits îlots de cocotiers, cernés de sable fin et blanc, et d’eau turquoise presque transparente, Gili Trawagan, Gili Meno et Gili Air. Ces îles paradisiaques sont des endroits parfaits pour s’allonger sur la plage en sirotant un jus de banane, et parfaire son bronzage, avant d’aller regarder les coraux de plus près avec son masque et son tuba. Autant dire qu’après cinq jours d’expédition à Java, pleins de cernes et de courbatures, on n’a pas traîné à Bali et au lendemain de notre arrivée on a pris le premier ferry pour Gili Trawagan.

Gili T

Imaginez une arrivée directement sur la plage, les tongs qui tombent dans l’eau lorsque l’on débarque, le sable qui se glisse déjà entre les orteils, le soleil qui commence à taper, puis petit à petit, le bruit des roues des calèches sur la route principale qui se rapproche, couplé aux sonnettes des vélos, le « do you need a room ? » très insistant, et l’odeur du poisson grillé au-dessus de celle de la crème solaire.
Voilà, welcome to Gili Trawagan, ou Gili T pour les intimes, la plus grosse et plus active des trois îles. C’est parti pour quatre jours d’activités diverses et variées, alternées avec de longs moments sur la plage.

Quatre jours à quatre cette fois, Caroline, une ancienne collègue et amie (voyageant elle Gili_Bintangaussi beaucoup pour le travail), nous ayant rejoins. On n’a eu que l’embarras du choix, et on a vite pris le rythme local. La vie sur l’île est rythmée par le muezzin, et son appel à 5 heures du matin (idéal pour nous bercer quand on s’est couché 2 heures avant), et par la marée. Autant dire que c’est relativement tranquille, surtout qu’il n’y a aucun véhicule motorisé. Levé en douceur, direction la plage ou l’activité du jour (snorkelling, plongée) après un déjeuner de crêpe à la banane et de papaye, ananas et banane. Puis repas à n’importe quelle heure dans un warung local, sur pilotis au dessus de l’eau ou allongées sur un pouf, ou « lit » sur la plage. L’après-midi se prolonge à la plage, pour parfaire le bronzage et enlever ces traces étranges de coups de soleils dus au snorkelling, ou sur le stand-up paddle, qui deviendra l’arnaque du séjour – 10€ pour une planche pourrie, à pagayer dans un courant démentiel et très dangereux, sans remboursement à la clé… Et enfin, après être allés admirer le coucher de soleil une Bintang à la main, on file au marché de nuit manger des poissons grillés,  accompagnés de noix de cocos fraîchement coupées, avant d’aller faire le tour des bars, et de recommencer le lendemain!

On est aussi allé passé la dernière journée à Gili Air avec Laure-Anne, via le bateau-navette des Gili. Mis à part une grosse frayeur sur le bateau qui a failli chavirer plus d’une fois (comme à chaque fois que j’ai pris un bateau en Indonésie), on a encore plus déconnecté sur cette île, presque déserte, dont on fait le tour à pied en 1h30. Les doigts de pieds dans une eau turquoise, face à Lombok et ses volcans, un jus de pastèque à la main, le paradis sur terre.

iles_GiliT

Fonds marins

J’en parlais plus haut, entre deux soirées, on est allé exploré les fonds marins. Expédition le premier jour avec un Gili_plongée« glass bottom boat » qui, comme son nom l’indique, à un plancher de verre, qui permet de voir les petits poissons nager sous nous. Puis bon, vu que le glass bottom boat c’est un peu gadget, on avait quand même masque et tubas avec nous, pour plonger à trois endroits différents autour des îles. Dont le Turtle’s Heaven qui, comme son nom l’indique – oui, je suis bilingual – est le paradis des tortues, c’est-à-dire là où on va les voir, et pas là où elle vont mourir… Bref, tout ça pour dire qu’après avoir vu plein de poissons de toutes les couleurs et une petite épave de bateau, du haut de notre surface de masque et tuba, on a aperçu une tortue dans le fond de l’océan.

Et on s’est pris un gros gros coup de soleil collectif, parce que c’est bien connu, l’eau ça fait loupe, et ce n’était pas en faisant nos randonnées à 2 heures du matin qu’on allait bronzer du dos. Mais bon, on va dire que ce jour là on avait tous laissé nos cerveaux à l’hôtel. Notre crème solaire aussi d’ailleurs.

Place aux choses sérieuses le deuxième jour. Camille avait décidé de passer son Open Water Certificate – que j’avais passé à Koh Tao. Je l’ai suivi pour faire une petite plongée de quarante minutes, après une remise à niveau le matin avec une prof suédoise complètement givrée.  On est retourné à Turtle’s Heaven, et là, ce n’est pas une, mais cinq, six tortues que nous avons vues! A quelques centimètres de nous à chaque fois. Une grosse énorme de cinq mètres, un bébé, et pleins d’autres! Un magnifique spectacle de les voir avec leur carapace de carreaux, et leur petite tête de bec, l’air un peu perdues (ou blasées). Et puis l’envol de la tortue vaut toutes les plongées du monde. Car oui, les tortues volent. Elles sont là, posées sur le fond de l’océan, et elles commencent à se redresser doucement, et battent l’eau avec leur petites pattes, pour remonter tranquillement vers la surface, dans les rayons de soleils qui descendent jusqu’à elles. Et nous, en dessous, on en retiendrait presque notre souffle et nos bulles tellement les tortues sont majestueuses. Une première fois, mais quelle première fois!

Les fonds sont incroyables à Gili, on se croirait dans un aquarium, entouré de Nemos ou de son copain balafré, Gill. Camille a même vu un requin au loin. La visibilité y est aussi bien meilleure qu’à Koh Tao où j’avais fait mes premières plongées. Il ne nous reste plus qu’à tester en Europe maintenant!

Faune nocturne

A Gili T, à part des tortues, on croise aussi beaucoup de jeunes gens venus faire la fête. GiliT_beachpartyA cette période de l’année, entre fin août et mi-septembre, le type moyen que l’on croise c’est un ou une Européen(ne), entre 25 et 35 ans, bronzé(e), en short ou bikini, venu avec des potes faire la fête et bronzer sous le soleil tropical. Quelques locaux également, qui cherchent à draguer les occidentales…

On comprend pourquoi tout le monde vient passer quelques jours ici. L’ambiance y est tellement bon enfant. Les quelques endroits sympas où sortir et boire des Bintang locales, ou des mojitos au sucre roux, sont répartis sur une seule petite rue, à quelques minutes les uns des autres. On commence donc sur des fauteuils face à la mer, puis dans un pub irlandais, pour finir au Sama-sama et son concert live qui fait office en même temps de grand karaoké géant et de boite de nuit! Le lieu est tellement petit qu’on recroise les mêmes personnes chaque soir, Français, Espagnols ou Australiens.

Peu importe l’ambiance de toutes façon, danser pieds nus sur la plage à minuit lors d’une « dark moon party », face aux étoiles, à coté d’un feu de camp et de bolasses enflammées, ça nous rappelle jusqu’à la folie de notre insouciance estudiantine, et ça, ça vaut toutes les meilleures soirées du monde!
Comme l’a chanté l’autre tout l’été, « you’re a sky full of stars« …

Gili_soleil

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