Carnet de voyages en Nouvelle-Zélande, Europe et Asie
Chilling in Koh Rong

Chilling in Koh Rong

« Aaaah, qu’est-ce qu’on est bien! »

Quatre jours sur une île paradisiaque, à se prélasser sur le sable fin et se rafraîchir dans l’eau turquoise, à répéter cette phrase en boucle. On a a-do-ré notre séjour sur l’île de Koh Rong. Ce devait être le point d’orgue du voyage, avant de retourner doucement vers la civilisation et la vraie vie. Ça l’a été.

Koh Rong, île paradisiaque

Pour avoir une idée de la tranquillité de Koh Rong, il faut s’imaginer les îles du Golfe de Thaïlande vingt ans en arrière, Koh Phanang sans la Full Moon Party, ou Koh Tao sans l’effervescence de ses clubs de plongée. Une longue étendue de sable fin, une mer bleue turquoise, quelques bars et une vingtaine de bungalows à l’ombre des palmiers. Avec la jungle, derrière les habitations, dans laquelle on nous conseille de ne pas s’aventurer la nuit. A notre arrivée, un Européen échoué là depuis plusieurs années nous explique quelques règles de base d’économie d’eau et de tri de déchets, afin que notre passage ne laisse pas de trace. Voilà le décor.

Nous sommes au large du Cambodge, l’île a une superficie de 78km2, mais seulement une minuscule partie en est habitée. Il faut compter une petite heure de bateau pour y accéder, et ne pas oublier de retirer assez de dollars avant d’y aller – aucun distributeur automatique n’ayant été installé. Sa réputation reste jeune, la préservant encore du tourisme. Cependant, la récente arrivée de l’équipe de Koh Lanta – bien qu’installée dans des recoins de l’île, plus au Nord – a déjà ramené trop de monde. On ne s’en plaindra pas, l’ambiance nous convient. Il manque juste à Koh Rong des fonds marins un chouia plus intéressants, mais cela ne m’a pas dérangé de limiter cette fois-ci mon exploration au snorkelling.

La vie, la vraie

Un séjour à Koh Rong se mérite. Une heure d’avion, quelques quesadillas au fromage, une longue nuit de folie à Sihanoukville – Sinville pour les intimes – où notre dignité, entre autres choses, y est restée, et un ferry matinal ponctué d’embruns faisant office de douche. Un vrai chemin de croix.

Après une première journée plus dure pour certaines que d’autres, la vraie vie a démarré. On nous avait dit qu’il n’y avait pas grand-chose à faire sur l’île, mais cela nous a suffit. Soleil. Baignade. Sieste. Fruit shakes de banane ou mangue – mélange de fruits juteux, lait concentré, miel, lait et glaçons. Bières. Curry pour Laura, fried noodles pour moi. Baignade. Sieste. Crème dans le dos. Bronzage. Apéro dans un des trois bars de l’île. Diner. Dodo. Et tout recommencer à nouveau, le lendemain, sous le soleil, au bord d’une eau limpide. Pendant quatre jours. Notre petit paradis.

Le programme est tellement chargé que je n’arriverai pas à finir mon livre. La chaleur écrase, on ne fait pas grand-chose. Le soir on se balade sur les trois cents mètres de bande habitée du « village ». Nous entendant parler français à la recherche de notre dîner, un mec nous conseille dans notre langue d’aller chez Sigi, le meilleur thaï de l’île. Attablées au comptoir de ce bouiboui caché au fond d’une ruelle, les saveurs du pad thaï de Koh Phi Phi me reviennent en bouche et je change un instant de pays.

Le lendemain on se fait aborder sur la plage, pour participer le soir-même à un pub crawl – concept très simple consistant à aller de bar en bar pendant toute une soirée. Ok, allons-y, vu qu’on va surement y rencontrer notre « future ex-husband », selon les dires de Max. En soi, la soirée ne change en rien des autres barathons faits plusieurs années auparavant. Des paillettes autour des yeux, un grand groupe de bagpackers ayant entre 20 et 30 ans, de la bière à 1$, et du sable sous les tongs. On discute de bar en bar. Ce Français qui a ouvert depuis deux ans le Sky Bar en haut de la colline rigole lorsque je lui demande de me décrire la vie à Koh Rong. « C’est ça », me répond-il dans un sourire, en désignant d’un geste de la main la salle pleine de jeunes Occidentaux prêts à faire la fête, avec en décor la pleine lune éclairant la mer. On comprend facilement pourquoi certains n’en repartent plus. On échange nationalités et parcours de voyages avec nos futurs coéquipiers de beer pong. Ce jeune néerlandais qui n’apprécie pas les Français, mais restera toute la soirée discuter avec moi. Les bars s’enchaînent, la soirée devient floue. Demain, sur mon paréo, je regretterai la Klang, cette bière éléphant à 9°C. Je laisse Laura quelques instants à une table de beer pong, le temps qu’elle réussisse tous ses coups et impressionne ses adversaires – selon ses dires, moi, je n’étais déjà plus là pour vérifier. Demain est déjà là, et commence par un petit déjeuner de fruits à l’ombre de notre bungalow.

Les jours se suivent sans se ressembler. On embarque sur un long boat – longue pirogue en bois à moteur – pour aller explorer l’autre côté de l’île, et ses fonds marins. Laura s’initie à la pêche à la ligne, et l’équipage nous cuit le butin du jour sur le grill, au soleil couchant. Le jour d’après, on marche longtemps jusqu’à 4km Beach, empruntant des chemins à travers la jungle et coupant par une rivière. La plupart du temps, nous ne faisons rien. Paréo et maillot à longueur de journée, les pieds nus remplaçant vite les tongs alourdies par le sable. Nos cheveux sentent l’huile de coco, il parait que cela fait fuir les sandflies.

Très vite, du fait de la taille de l’île, nous nous sentons chez nous. On recroise les copains rencontrés la veille, et notre deuxième soir s’enrichit d’anecdotes de voyage autour d’une pizza anachronique, avant que l’on aille tous ensemble danser sous l’énorme pleine lune, pour la full moon party locale. La facilité des rencontres au soleil.

Le dernier jour, on s’installe au soleil dans les canapés du Coco bar, devant l’embarcadère, pour un simili de brunch, avant que notre bateau ne parte. Jasper s’arrête et vient partager son muesli, sa gueule de bois et ses histoires de fin de soirée avec nous. Rob et Kim viennent nous saluent avant d’aller faire les ermites pendant deux jours au nord de l’île. Et nous, on sait très bien qu’on ne reverra jamais ces gens, mais on profite. C’était plutôt sympa cette petite incursion insulaire.

2 comments

  • Hello!!!!
    Ca donne tres envie et Ca ressemble à notre programme pr demain! Nous allons sur ko rong depuis kampot 🙂
    Ou est-ce que vous logiez ??
    Merci d’avance !

    Réponse
    • On avait trouvé un petit guesthouse mais je ne le recommanderais pas spécialement. Paradise GuestHouse, au début de la plage.

      Bon séjour 🙂

      Réponse

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