Carnet de voyages en Nouvelle-Zélande, Europe et Asie
Trois semaines au Laos et au Cambodge

Trois semaines au Laos et au Cambodge

C’est bien beau de faire le récit de ces trois semaines en Asie du Sud-Est, mais s’il faut résumer ce voyage, qu’en reste-t-il ? Des banana shakes, beaucoup de fou rires, plusieurs kilos de riz, quelques couchers de soleils, et un nombre incalculables de paysages grandioses?

Visiter deux pays en trois semaines, c’est très ambitieux. On ne fait que les survoler. Il nous faudrait trois semaines dans chaque. J’ai néanmoins tenté un petit bilan de ce séjour – écrit sur un coin de mon carnet de voyage, à l’aéroport de Bangkok, au retour.

Laos, le pays des gens heureux

Sabaidee!
A prononcer en insistant sur le « i » final.

Bonjour! Les gens semblent heureux au Laos, et calmes. Les visages sont ronds et avenants. Très vite on prend l’habitude de répondre « kop chai la lai » à tout. Merci beaucoup. Pour l’accueil, pour le rythme de vie qu’on a vite pris. Merci. Pour le respect envers nous, touristes de passage, ainsi qu’envers la nature. Cette nature omniprésente, qui prend le pas sur les quelques villes, et les nombreux temples. Montagnes verdoyantes, rivières se précipitant dans le Mékong, rizières à perte de vue, et d’innombrables petites routes à parcourir en vélo. Merci. Pour les bananes et tous ces fruit shakes veloutés. Pour les heures de transport sur des routes cabossées. Merci pour le dépaysement total.

Luang Prabang -> Don Det.
Le pays est traversé de haut en bas, et on passera presque autant de temps dans les bus que dans nos étapes. Nos six jours sur place nous obligent à faire des choix, comme éviter Ventiane – malgré les recommandations de Yohan, et le plateau des Boloven. Je garde ces lieux en tête pour une prochaine virée asiatique… 

* Best of Laos*

  • Les marchés et les temples de Luang Prabang
  • Les montagnes autour de LP – les plus beaux paysages du voyage
  • Kuang Si et ses cascades – pour Laura
  • Balade à vélo dans les chemins de Vang Vieng et à Don Det

Mention spéciale à la nourriture laotienne et ses multiples saveurs:

  • Laap à Dont Det – menthe, soja, oeufs, haricots, et riz collant – khao – à part
  • Beer Lao – un goût d’eau, mais qui sent les vacances et l’exotisme
  • Coconut crêpes – celles qui te brûlent le plafond, avant que le goût de noix de coco se répande dans tes papilles
  • Banana shake à Don Det
  • Khao soi – soupe de pâtes de riz épicée

Le Laos, en vrac:
Visa: 31$ à l’arrivée par les airs (ne pas oublier la photo!)
236 800 km2, soit la moitié de la France
Pays  communiste
6 millions d’habitants
Monnaie: le kip
10 000 kip : beer lao ou crèpe, une demi journée de vélo à Don Det
15 000 kip : buffet à Luang Prabang
20 000 kip : soupe
150 000 kip: Luang Prabang – Vang Vieng en bus
Mékong: 4 180km, dont 1 865 au Laos. Le 10ème plus long fleuve du monde.

Laos-Cambodge, frontière terrestre

Le passage de la frontière terrestre devait être épique. On nous avait parlé de grosses difficultés, de corruption, de voyageurs laissés en rade en bord de route, abandonnés par leurs cars malgré le fait que le transport avait été payé. On n’en verra au final pas grand-chose.
Le trajet entre les 4 000 îles et Siem Reap a été réservé sur Don Det deux jours avant. On se laisse porter par le bateau, puis le car. Quelques minutes avant d’arriver à la douane, un mec de la compagnie de bus nous demande passeports, photos d’identité, carte de sortie du Laos et d’entrée du Cambodge, et 40 dollars américains pour la procédure. 10 $ de plus que pour notre visa cambodgien, récupéré à l’aéroport, à Luang Prabang. Corruption, bonjour. Le mec a une trentaine de passeports dans son sac, on sait qu’on payerait moins en descendant nous-même du bus et passant les cabines de douane une à une, mais la peur que le bus ne nous attende pas est plus forte que le reste. On ne tente même pas de négocier. Un peu anxieuses tout de même, on le voit partir avec nos passeports. Pendant ce temps un douanier entre dans le bus, pointant vers nous un petit appareil, pour vérifier notre température et voir si l’on n’a pas d’agent infectieux sur nous. Climat serein.
Une fois les cabines de douane dépassées, le chauffeur nous fait descendre du bus et traverser la frontière à pied, jusqu’à un minuscule bouiboui dans lequel nous devons attendre, pour une durée indéterminée. L’intermédiaire mettra 45 minutes à revenir. Avec nos passeports.
Matthieu, un Français qui a tenté seul le passage nous dira plus tard qu’il a payé 3 dollars de moins. La différence n’est finalement pas si importante.

Nous voilà au Cambodge. Je les envie un peu ces Français, et tous ces backpackers rencontrés à cette frontière, qui passeront la journée avec nous jusqu’à Siem Reap. Tous ou presque sont au long cours. Asie pendant quatre mois, Nouvelle-Zélande ensuite pour les plus téméraires, tour du monde pour la plupart. Cela me démange de les suivre. Seule dans le minivan, séparée de Laura pendant cinq heures, je laisse mon esprit vagabonder. Mon regard s’arrête sur une étoile brillant plus que les autres. C’est bien ma vieille amie, mon étoile du Pacifique, celle qui a veillé sur moi pendant mon séjour au pays des Kiwis, et qui me manque dans l’hémisphère Nord. La Croix du Sud. Peu importe l’endroit où l’on se trouve dans le monde, on aura finalement toujours un repère auquel se raccrocher.

Cambodge, entre histoire et farniente

Aw kohn.
A prononcer « o-coun ». Voilà un mot qu’on a rarement réussi à placer correctement. Contrairement au kop chai la lai qui était devenu une habitude, ou au sawadikaaaa qui revient à chaque atterrissage à Suvarnabhumi, aucun mot de cambodgien ne réussira à intégrer notre vocabulaire au cours de ce séjour.

Plages et ruines.
Résumé succin de notre passage au Cambodge. Les plages du Sud et la piscine de nos hôtels nous invitent à la farniente après les nombreuses heures passées dans les nombreux transports. L’Histoire du pays s’invite dans nos vacances, nous ramenant via son architecture à la France et son passé colonial, ou de par ses blessures encore profondes, au génocide des Khmers rouges. Les ruines des temples nous enchante, et on découvre ce site phare du patrimoine mondial avec ravissement, avant de se rendre compte qu’Angkor est omniprésent dans le pays. Le symbole d’Angkor Wat est sur les billets, les pièces de monnaie, les bières, les panneaux publicitaires. Partout. Au point d’en venir à regretter la Beer Lao.

*Best of Cambodge*

  • Angkor Wat – rester un peu plus de temps au Bayon la prochaine fois
  • Koh Rong – son sable blanc, ses soirées, et son eau turquoise
  • Ballade en tuktuk à Kampot – poivre et crabe
  • Visite du S21
  • Les temples –  le Palais Royal –  et la vie nocturne de Phnom Penh
  • Psar Thmei, le marché central de la capitale

Le Cambodge, en vrac:
Meilleure auberge: One derz à Siem Reap et Sihanoukville
Meilleur pub à Sihanoukville: Big Easy
Meilleure nourriture à Koh Rong: Sigi, et Coco
16 millions d’habitants, dont 2 millions à Phonm Penh
Salaire de 140 $ US par mois en moyenne (1 fruit shake = 1 dollar, un curry = 3-4 dollars)
1 dollar = 4 000 riel. La monnaie est souvent rendue en riel, pas facile de jongler avec les deux

Histoire:
Angkor Wat : construit vers 1112 par Suryavarman II
1863: début de 90 ans de protectorat français
Indépendance 9 novembre 1953, Convention de Genève en mai 1954
Bombardements US 1970 – 1975
Khmers rouges 1975 avril. Fin du régime 1979
Kampuchéa: nom du pays à l’origine, mais utilisé par les Khmers rouges, donc changé pour « Cambodge »
Pays plus traditionnel que la Thaïlande ou le Vietnam

Conseil: mettre de l’huile de coco sur les jambes, meilleur répulsif contre les sandflies de Koh Rong.

Plats locaux: amok, crabe de Kep, riz coco, beignets de banane, gaufres coco, fruits frais, lok lak. Entre le poisson cuit à la vapeur dans des feuilles de banane, les gâteaux remplis de crème de noix de coco – qui brûlent le palais quand une grosse gourmande comme moi n’a pas la patience d’attendre qu’ils se refroidissent – et les divers plats de poulet et de riz, nos papilles ont été comblées.

Un de mes plus beaux voyages depuis la Nouvelle-Zélande, qui m’a donné l’envie de repartir encore une fois en Asie du Sud-Est

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