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Les Châteaux de la Loire à vélo

Les Châteaux de la Loire à vélo

Pour quelqu’un originaire de l‘Ouest de la France, les Châteaux de la Loire c’est sensé être vu et revu. Oui, mais voilà, la grand-mère a beau habiter à une trentaine de minutes de Tours, quand on y réfléchit bien, on se dit qu’on les a peut-être tous fait au moins une fois, mais que c’était à une époque où visiter de vieilles pierres ne nous intéressait guère. Alors, quand Pauline s’est installée au Mans, on s’est servi de sa relative proximité pour organiser ce weekend vélotrip entre copines avec Pau et Lydie (une autre ancienne coloc, bordelaise cette fois).

Blois – Saumur, 182 kilomètres, trois jours.
Weekend du 21 juin, grand soleil et longues soirées, on avait tout prévu pour que ce soit parfait, même le spray pour relaxer les muscles après une dure journée de pédalage. On n’avait juste pas anticipé à quel point les paysages seraient beaux.

Jour 1, Blois-Amboise

Les sacoches accrochées aux portes-bagages, les casques sur la tête et les cuisses prêtes, on est parties guillerettes le premier jour, la tête déjà pleine du son et lumière du Château de Blois la veille au soir, où on nous avait conté les histoires de Jeanne d’Arc, de Catherine de Médicis et de l’assassinat du Duc de Guise par Henri III.

Première étape Chenonceau.
Facile, il suffit de suivre les petits panneaux « Loire à vélo », le long du fleuve. Il y a tellement personne en ces journées de juin qu’on peut même se mettre de front à trois et se raconter nos histoires – je rappelle que c’était avant tout un weekend filles. Oui, mais vu qu’on ne longe pas la Loire pour aller à Chenonceau, amboise_loirel’itinéraire n’est pas si simple. Arrivées à Chaumont-sur-Loire il faut partir monter à travers les coteaux, suivre la route en gravillons, puis pédaler dans les bois, pour enfin arriver au château tant attendu.
La visite se fera en baskets et cycliste, entourées de cette femme à la vie incroyable qu’était Diane de Poitiers, de résistants – sauvés par le châtelain pendant la Seconde Guerre Mondiale, qui les a fait passer en zone libre, au bout de la Galerie qui surplombe le fleuve – et de ce gros groupe d’écoliers américains, aussi à l’aise devant les tapisseries qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Fortes de cette Histoire, on remonte sur nos vélos pour finir nos 20 derniers kilomètres jusqu’à Amboise, avec ce petit hôtel qu’on avait consciemment choisi à trois kilomètres du centre, en haut d’une colline.
72 kilomètres plus tard, au bout d’une longue première journée, nous étions enfin arrivées à destination. Une douche, une pizza et une glace pour admirer le coucher de soleil au-dessus de la Loire, l’étape valait bien l’effort.

Jour 2, Amboise-Chinon

Le deuxième jour on est parties tôt, pour moins de soleil, mais avec moins d’énergie…
Les fesses font mal, les cuisses brûlent, et on commence à comprendre que les kilomètres indiqués par googlemaps au départ sont finalement assez loin de la réalité, et qu’on risque d’en baver une nouvelle fois.

villandry_chateau

Cette fois-ci la première étape sera Villandry, au bout de 43 kilomètres, en étant passées à travers la ville de Tours, sa Loire, ses pavés, et sa zone industrielle. On s’est écroulé au milieu des jardins, en dégustant nos premiers melons de l’année, dégoulinants sur la belle pelouse bien taillée, avant de repartir de plus belle. Le programme s’adapte, tout comme le bronzage avec nos t-shirts remontés « pour éviter la marque », et on décidera de ne pas aller jusqu’à Azay-le-Rideau, pour garder de l’énergie pour la soirée – 21 juin, je rappelle. On s’arrête quand même à Ussé, pour admirer uniquement la devanture du château de la Belle au bois dormant, car bien trop cher pour nous. Et on finira notre journée au milieu des champs de blé et de coquelicots, dans une ambiance carrément bucolique, en bénissant la dernière descente à l’arrivée de Chinon.
Du vin local, de la bière bio et un apéro chez des amis de ma famille, la soirée parfaite pour faire descendre les 79 kilomètres avalés.

Note pour plus tard, éviter le vin après autant de vélo, même si c’est une spécialité locale, c’est le meilleur moyen de piquer de l’œil pendant la Fête de la musique, et pour aller se coucher comme les poules (un 21 juin, tout est relatif…).

Jour 3, Chinon-Saumur

blés_chateauTroisième et dernier jour.
On expédie le petit déjeuner, et on repart doucement pour les trente derniers kilomètres. Première étape à Candes, pour admirer le panorama, là où les eaux de la Vienne et la Loire se rencontrent, en savourant nos framboises achetées à une petite mamie sur le bord du chemin.
On visite une cave, juste avant d’arriver à Saumur, accueillies par une grand-mère qu’on dérange pendant sa sieste, et son chien. Nous sommes reparties avec une bouteille chacune et un peu plus de culture œnologique (et avec un peu plus de difficultés à pédaler), pour enfin poser nos vélos, et nos fesses sur les fauteuils de la terrasse d’un restaurant où, n’ayant plus d’autres impératifs que nos covoiturages quelques heures plus tard, nous nous sommes régalées (et reposées).

Les Châteaux de la Loire à vélo

Pour conclure, je dirais que cette balade est facilement accessible. On est parties avec trois niveaux complètements différents, et malgré les 180 km avalés, aucune de nous n’a eu mal aux cuisses le lundi.

vélos_chateauIl faut néanmoins bien choisir ses vélos, car la compagnie qui s’en occupe est pratique, car on peut les prendre dans une ville et les rendre dans une autre, mais peut-être dû au fait qu’ils sont en situation de monopole, le matériel pourrait être mieux. Puis, au risque de se répéter, il faut bien réfléchir à son itinéraire, et garder en tête qu’il sera forcément différent une fois sur place, car les chemins de Loire à vélos ne sont pas renseignés sur googlemaps. On s’est aussi rendu compte qu’il ne fallait pas avoir peur de faire l’impasse sur des châteaux, et prendre en compte qu’à coup de 14€ par château ça peut vite faire cher le weekend.

Enfin, je conseille ce parcours sans hésiter, car, nous qui étions parties voir les châteaux, nous avons presque préféré les paysages de la Loire et cette ambiance bucolique, au milieu de l’eau, des vignes, des champs de blé, et complètement calme, sans croiser personne ou presque.

Ce qui est terrible par contre c’est que nous ne sommes pas rassasiées, et on a déjà prévu de faire la partie d’Angers à l’Océan Atlantique l’année prochaine!

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