Carnet de voyages en Nouvelle-Zélande, Europe et Asie
Prendre le temps d’une semaine à Londres

Prendre le temps d’une semaine à Londres

Comme je l’explique dans mon article précédent, j’ai eu une semaine à Londres entre travail et amis au début du mois d’avril, et j’en ai profité pour me balader. Je ne dirais pas que je suis sortie des sentiers battus pendant cette semaine de retrouvailles, car je ne connais pas assez la ville pour cela. J’ai néanmoins essayé de mixer les essentiels pendant ces quelques jours, pour le plaisir, et les découvertes.

  • Passage obligé à la National Gallery, pour les quelques Monet et autres impressionnistes, les tournesols – avec un T majuscule – et les horizons à l’infini de Turner, devant lesquels je pourrais rester des heures entières. C’est gratuit en plus, aucune raison de faire l’impasse dessus!
  • Londres coq TrafalgarErrer dans Soho, et dans les rues autour de Covent Garden, à la recherche de Shake Shack – les bons burgers new-yorkais, de Ben’s cookies – les meilleurs au monde selon ma sœur (experte en cookies), ou d’un indien correct.
  • Pause à Trafalgar Square, pour admirer ce nouveau coq bleu et fier qui nargue la colonne de l’amiral Nelson et les lions, taillés dans le bronze des canons français. Une question me taraude : bien que le sculpteur affirme que le coq n’ait rien à voir avec le symbole français, combien de temps les Anglais patienteront-ils avant de l’enlever de leur place?
  • Se perdre au Tate Modern, dans le hall immensément vide, et parcourir les étages, pour tomber nez à nez avec un Picasso et un Miro. Pas eu la chance par contre de voir la super exposition de Matisse, qui a ouvert deux semaines après mon passage… Mais le musée étant gratuit, je reviendrai la prochaine fois.
  • Marcher sur les quais gris et pluvieux, le long de la Tamise, et se retrouver à assister à la légendaire Boat Race entre Oxford et Cambridge, où les équipes des deux Universités s’affrontent sur une course d’aviron. Oxford en bleu, Cambridge en blanc. Ou l’inverse. On les a vu passer depuis la foule d’étudiants survoltés, deux avirons survolés par deux hélicos et suivi par environ dix hors-bords. Ça a duré en tout et pour tout trois minutes. Je crois que c’est Cambridge qui a remporté cette course. Ou Oxford ?
  • Découvrir un groupe de musique country-pop, les Haf’pennies, savant mélange de Moriarty et the Kooks, dans un pub de Soreheditch.
  • Se lever un dimanche matin, pour aller écouter la messe, et voir enfin de ses propres yeux l’Abbaye de Westminster. Gratuitement, sans payer 20£. Je tiens à préciser qu’une fois eLondres_caféncore (on avait déjà fait le coup en Finlande à Noël), j’ai pris ce moment comme une découverte culturelle. En effet, là où en France on prie à la fin de la messe pour ceux qui n’ont pas pu venir, car malades ou dans le besoin, l’Eglise anglicane prie pour la Reine. Rien de moins.
  • Faire une vraie pause thé après un aprèm sous la pluie, dans un minuscule café aux couleurs chaudes, qui me rappelle mes lieux de prédilections à Wellington…
  • Passer des heures dans une librairie Waterstones, à baver devant les magnifiques couvertures des classiques anglais, hésiter longuement, et finalement compléter sa bibliothèque d’un George Orwell et d’un James Joyce, alors que la valise est déjà bien assez lourde comme ça.
  • Pause au soleil. Hum.
  • Manger des gyozas et des whoopies (le nouveau gâteau à la mode, après le cupcake) dans les food trucks – littéralement camions de nourriture, autre nouvelle mode culinaire – du South Bank un samedi midi, comme tout hipster londonien qui se respecte. Oui, hipster, j’ai utilisé deux fois le mot mode en une phrase. Il n’y a plus de punks à Londres, faut s’y faire.
  • Retrouver un vieil ami et se balader à Nothing Hill, enfin, pour tomber – londres_une_semainepresque – nez à nez avec une petite librairie mythique. Celle là même où démarre une des plus mythiques histoire d’amour du cinéma (selon moi, et ma sœur).
  • S’asseoir au soleil pour mieux apprécier le délicieux jus pressé pomme-poire-menthe du Borough Market, après avoir erré au milieu des odeurs, et goûté un loukoum qui m’a transporté à Istanbul.
  • Se rendre compte que Little Venice devrait plutôt s’appeler Little Amsterdam, et qu’on aurait quand même dû me dire plus tôt qu’un endroit pareil existait à Londres.
  • Aller chercher un ganesh dans un quartier indien londonien, à 1h de bus du centre-ville, et assister à une scène improbable entre des bobbies – flics anglais – et une mamma black.
  • Déambuler dans Hyde Park, pour saluer les poules d’eau, les cygnes et les écureuils. Et s’y perdre.
  • Faire son footing de bon matin entre Trafalgar Square, Saint James Park, Buckingham Palace, Big Ben et la Tamise. Normal.
  • Et aller manger un dernier Ben’s cookies, au chocolat fondant, avant de partir vers d’autres horizons…
Londres Tamise

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